"Chrisss, chu ben !", vient de lancer Monsieur De Choux, qui mange du saucisson et qui boit une Duvel juste derrière moi. Il a les yeux brillants, brillants, brillants depuis qu'on est ici. Il faut dire que les choses vont rondement. Nous avons passé quelques jours, forts agréables, dans le Var, la région d'à côté. Des montagnes à notre hauteur, mais surtout des vignobles et la sainte paix. Ça faisait du bien de quitter le bord de mer animé pour rouler sur les petites routes de campagne en arrêtant chez le marchand d'huile d'olive ou chez le vigneron.
Sanary-sur-mer, La Cadière d'Azur et Castellet

Mardi, nous avons rapidement lâché Catherine, notre Guide GPS qui nous mène du point A au point

B, pour nous laisser porter par notre intuition. Nous nous sommes retrouvés à Sanary-sur-mer, joli village de pêcheur où les gros bateaux des riches laissent la place aux petites embarcations colorées. Comble du bonheur pour les épicuriens que nous sommes, nous y avons mis les pieds, jour de marché ! Nous y avons fait provision de toutes sortes de bonnes choses, comme en témoingne la photo.

Nous avons ensuite mis le cap sur Bandol qui ne nous pas impressionnés outre mesure. Sur la route, une enseigne commerciale (produits régionaux, artisanat) a capté mon attention. En bonne co-pilote, j'ai tout de suite lancé : "tourne à droite, Monsieur De Choux !" La petite route de campagne nous a menés vers le site du vidéo que vous pouvez visionner un peu plus bas et sur un joli village, pas du tout commercial, du nom de Cadière d'Azur. Il ne s'y passe pas grand chose, et c'est justement ce qui fait tout son charme. De belles maisons dans des rues pentues et une place où on retrouve trois bars, deux restos, et une boutique. J'y ai bu ma première mauresque, un pastis auquel on ajoute du sirop d'orgeat : dé-li-cieux !
Un peu avant l'heure du souper, nous avons traversé en face, au Castellet. Village tout en pente aussi, mais avec des boutiques et des restos partout. Il y a de ces endroits où les gens doivent être heureux quand l'oiseau touriste se remballe et rentre chez lui ! Quand j'ai demandé à la dame de l'Office de tourisme de la Cadière d'Azur comment était la route pour traverser chez ses voisins, elle m'a dit : "Il n'y a pas de problème, plein de cars se rendent à Castellet !" Ceci dit, c'est mignon comme tout et nous avons mangé dans un charmante crêperie.
Île de Porquerolles et Bormes-les-Mimosas

Mercredi, cap sur l'Île Porquerolles près d'Hyères. À l'entrée, un petit village où se ravitailler et où les serveurs ne sont absolument pas sympathiques. Beaucoup de gens débarquent, direction plages, mais nous, nous avons pris la direction du phare. Après plusieurs minutes de marche, nous nous sommes cogné le nez sur un grillage fermé, mais ça nous a fait bifurquer et nous nous sommes retrouvés face à de hautes falaises plongeant dans un mer translucide. Notre ballade s'est poursuivie à travers les oliveraies et les vignobles. Nous sommes revenus à la rive, le temps d'une sieste sur la plage d'Argent, tout crottés de poussière rouge (j'avais mis un t-shirt blanc...).

C'est comme ça que nous nous sommes présentés à la terrasse d'un bon resto à Bormes-les-Mimosas et que nous avons eu le bonheur de nous voir assigner une des dernières tables. Le repas a coûté les yeux de la tête (189 $ en prenant compte le taux de change). À Montréal, à ce prix, ça aurait été indécent ! À Bormes-les-Mimosas et ailleurs en France, ce n'était pas suprenant. Nous avons passé un superbe soirée, nous avons bien mangé. Merci Olivier pour les cadeaux de fête. C'est toi qui nous a payé ce petit luxe.
Sur la route des vignobles et un "plouf" au Lavandou

Le lendemain, retour sur Villeneuve-Loubet pour mieux repartir dans les Alpes en passant par... En fait, nous l'ignorions. Après avoir bougonné le temps de trouver un café (moi...), nous avons opté pour... la droite ! Ça nous a mené tout droit dans un moulin d'huile d'olive et en plein coeur des vignobles près de La-Londe-les-Maures. Mais ce sont les plates bandes de Monsieur de Choux et je le laisse vous raconter. Puisqu'il faisait beau soleil et que nous avions faim (il fallait s'arrêter), le hasard nous a mené sur la plage St-Clair au Lavandou. J'ai avalé mon lunch en 4e vitesse, me suis changée dans la Modus (eh, eh, des vitres teintées, faut bien que ça serve !) et je me suis garrochée dans la plus belle eau de mer dans laquelle je me sois baignée (il faut tout de même savoir que le plus au Sud où je suis allée, c'est Nerja en Espagne et la Floride aux États). Si vous aimez la mer et que vous passez par le Var, faites un arrêt (prolongé ?) au Lavandou. Il y en a douze comme ça !
Depuis deux jours...
Il y a aussi eu les Alpes, mais ça, ce n'est pas moi qui vous le raconte (attention : vidéo très rigolo à venir). Au retour, nous avons visité un peu Nice et nous sommes allés à la playa d'Agay toute de roches rouges vêtue. J'y reviendrai car mon texte est interminable et nous avons oublié de prendre des photos. Une chose en terminant : il y avait ce soir un show de téléréalité extra ! Sans blaguer du tout ! Ils essaient de matcher des fermiers et des fermières célibataires. C'est super bien fait et je mets nos réalisateurs québécois au défi d'en faire autant.
Bizoux. Demain, on repart de plus belle : Arles, la Camargue, Aix-en-Provence (hourra, plein de calissons, je vais m'arrêter dans chaque confiserie ! Monsieur De Choux de dire, par-dessus mon épaule : "tu vas vraiment t'arrêter dans chaque confiserie ?" Est-ce que je dois prendre ça comme un défi ?) et sûrement de nouvelles découvertes. On a décidé vivre dangereusement : aucune réservation pour l'instant. En plein mois de juillet. We'll see...
Madame De Choux
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