dimanche 13 juillet 2008

La DeChouxMobile, ou le parfum de la clutch

Salut les Québecois (et autres franco-quelquechose de tous acabits),

Voilà maintenant trois jours que l'on galère avec notre voiture, une Renault Modus noire flambant neuve, à travers les corniches niçoises. On a commencé, dès le premier jour, par visiter Saint-Paul de Vence, une commune qui a gardé son cachet médiéval (la vieille ville est presque impossible à parcourir en voiture, on la fera donc à pied. Nous aurons à cet endroit un premier constat à faire, plutôt dur pour l'orgueil: c'est facile en titi conduire manuel, quand ta ville est sur le plat. En voulant sortir du stationnement public où nous étions garés, j'ai étouffé trois fois dans la côte (lire ici paroi titanesque), à un point tel, qu'en insistant, j'ai fait chauffer l'embrayage comme c'est pas possible. De la boucane, je vous dis. On en a même appelé le service routier d'urgence de Renault, tellement ça fumait et qu'on était sûrs que ça y était. Bernard, notre mécano, est venu a senti et, avec le nez fin que l'on connaît aux Français, nous a tout de suite rassurés sur la réalité des choses. On pouvait repartir sans problème. Ouin, ok.

Valérie a pris le volant.

Le lendemain, on fait Villefranche-sur-mer, une super bourgade cachée dans une enclave, au pied de la Moyenne Corniche (trois corniches ceinturent Nice, la Basse, la Moyenne et la Haute, voyez le concept?). Arrêtez-vous tout de suite et allez à votre dictionnaire, pour lire la définition du mot corniche, je vous attends.

Bon. Vous devinerez sans doute que Valérie a également eu droit à un "reality check": nous n'étions pas prêts pour les routes des Alpes-Maritimes. On a paniqué un peu, en se demandant quelle connerie on avait fait de prendre une manuelle... Parce que faut descendre pour arriver à Villefranche, mais pour partir, faut tout remonter et pas nécessairement par le même chemin... Mais bon, on y est arrivés, mais sérieusement secoués quant aux kilomètres qu'il nous restait à traverser.




Quand on est revenus à la Collinette, on avait une gueule d'enterrement. Valérie, la copine de ma soeur, en nous voyant dépités comme nous l'étions, a tout de suite vu ce qu'il nous manquait: un cours de conduite en montagne. Elle nous a rappelé une leçon que j'avais eu, il y a déjà presque vingt ans, lors de mes cours de conduite, leçon que j'avais apprise dans la côte Salaberry à Québec, la seule comparable à la moyenne des cols d'ici (et encore, Salaberry est large en comparaison). La fâmeuse méthode du brake à bras. Pris en montée pour t'arrêter, tu dois oublier que tu as une pédale de frein. il ne te reste que la clutch, le frein à main et le gaz. Tu embrayes, tu donnes du gaz et, quand la voiture se cambre, tu lâches le frein à main. Et dire que je vous disais, dans le mot précédent, que ça marchait à la clutch et au gaz, pareil comme ailleurs... Leçons de la vie si vite oubliées!

Après une magnifique soirée chez les Parent-Pesant (sur laquelle je laisserai Valérie vous disserter un brin), nous sommes partis, toujours à dos de Renault, sur Menton, la ville des citrons (pas les chars, les fruits). C'est très joli, mais pas autant que Villefranche.

Aujourd'hui, c'est le quatorze juillet, les Français vont parader, trinquer, raviver la flamme (la flamme de quoi, disait une amie). On va célébrer un peu avec eux. Mais avant, Monaco et Èze nous attendent. On y va............ en train.

Hasta Talleure,
Monsieur De Choux

1 commentaire:

Louise-Isabelle a dit…

J'ai trop hâte de voir le cours de conduite manuelle sur vidéo. :)

Ah ! La conduite auto dans un pays étranger Européen... Ça me rappelle combien notre couple a été ébranlé lors de notre voyage en Espagne.

J'adore votre blog ! Ça fait encore plus de bien pendant une journée pluvieuse à Montréal.

À bientôt.

Madame De Chériboux.