mardi 29 juillet 2008

J'en suis fort "Èze"

Dernière journée... Le ciel est bleu, bleu, la lumière est sublime. Il est tombé à peu près 30 minutes de pluie de jour, et environ 1 h de pluie la nuit au cours des 23 jours que nous avons passés ici. J'ai un peu les bleus. Bien sûr, je vais être contente de voir les minous, les zamis et tout, mais on a vraiment fait un beau voyage et c'est si agréable d'avoir la mer à un jet de pierre de chez soi.

Je dis chez soi, car notre pied à terre à Villeneuve a vraiment été notre petite maison pendant ce séjour. Merci à Odette et Valérie qui ont travaillé fort pour que ce soit prêt à temps et qui nous ont rendu la vie si agréable. Quand on est deux, trois jours à un endroit, on ne fait que passer. Mais quand on se pose un tant soit peu, des habitudes, des sensations, des repères naissent. Ça été notre cas. Passer par Géant Casino pour ramasser des choses pour souper (euh... dîner !), aller faire un saut à la mer quand on était dans le coin, regarder L'Amour est dans le pré le lundi soir, faire sécher nos vêtements propres sur la grande terrasse ensoleillée en haut... Odette parle d'une piscine pour l'an prochain. Je me demande si c'est une bonne idée... Les gens qui passeront par ici ne voudront plus partir !

Il y a plein de choses dont nous ne vous avons pas encore parlé. Je vous prépare un spécial "incontournables" et "choses à éviter". Ça ira problament à mon retour car je veux prendre le temps d'y penser. En attendant, un mot sur Èze, où nous sommes allés hier. Notez que je mettrai les photos plus tard. Elles ne sont pas encore téléchargées.

Haut perché

Èze est petit village médiéval que l'on découvre en prenant la moyenne corniche, juste un peu à près Nice, Villefranche-sur-mer et Saint-Jean-Cap Ferrat. Il est accroché à son cap comme un nid d'oiseau. Passé le premier escalier, on n'y voit plus qu'un dédale de petites rues (à peu près trois, mais on dirait plus) et de passages. Inutile d'essayer de suivre la carte car on perd très vite ses repères et que tous les chemins mènent en Rome. Dans ce cas-ci, ils faut monter pour trouver le magnifique jardin exotique et les ruines de ce qui fut jadis un château. Cette visite est payante (5 euros), mais elle vaut bien plus que son prix.

Au travers des cactus, un sculpteur a créé des déesses de terre qui se fondent au paysage et qui apportent une touche de poésie à l'ensemble. Un peu plus bas, un arc de bruine rafraîchit le visiteur et une fontaine dans laquelle ou à côté de laquelle on peut s'asseoir permet de scruter l'horizon. Tout en haut, on a une vue à 360 degrés ! Ça ne m'arrive pas souvent, mais dans ce jardin, j'ai eu le vertige. Les paysages à couper le souffle (oui, vraiment, ce n'est pas une figure de style) me l'ont fait oublier.



Tout est dans le pif !

De retour en bas, nous avons mangé une bouchée - ce qu'on a été chanceux en matière de restos ! - entre deux visites de parfumeries. Fragonard et Galimard sont hautement fréquentée. Les parfums, savons et produits de beauté sont créés et conçus à Grasse et à Èze. Il est possible de visitier les usines gratuitement aux deux endroits. Après moult délibérations et avant-bras parfumés, puis lavés, puis de nouveau parfumés, j'ai choisi une eau de toilette à la fleur d'oranger chez Fragonard (http://www.fragonard.com/) et une eau de parfum, Si tu savais..., création de Galimard (http://www.galimard.com/). Fondée en 1747, cette maison a parfumé la cour de Louis XIV. Hum !

Et si vous vous dites, quoi ? Une eau de toilette et une eau de parfum ? Sachez que ces deux bouteilles, au total, ont coûté moins de 60 euros. Une aubaine dans le monde de la parfumerie ! En plus, vous trouverez facilement dans les offices de tourisme des bons rabais de 10 % que vous présentez lorsque vous achetez directement à l'usine.

Un petit détail dont je ne bénécierai pas cette fois, mais que j'ai trouvé intéressant. Vous pouvez acheter les parfums Fragonard dans une bouteille dont j'oublie la composition (aluminium ?) qui permettra à votre fragrance de durer six ans plutôt que deux... Oh, et j'oubliais, même Monsieur De Choux s'est procuré une eau de toilette chez Fragonard. Elle s'appelle Beau Gosse. Ça lui va bien, non ?!

Dans l'eau de Nice, on voit passer les avions...

En écrivant dans ma cuisine à trois murs, j'entends un avion qui se prépare à se poser. La piste de l'aéroport de Nice est dans la mer. À l'arrivée, j'ai eu l'impression qu'on allait se poser dans l'eau. Il paraît que c'est encore plus impressionnant au décollage... Alors cette fois, je vous dis à bientôt, car comme dans la chanson d'Ariane Moffatt, nous rentrons à Montréal. Pour moi, ça signifie la presque fin des vacances... Je vais essayer de ne pas trop y penser en allant me plonger dans la mer une dernière fois. Bizouxxx.

Madame De Choux

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