dimanche 27 juillet 2008

Entre Avignon et les Saintes Maries...

Salut les mecs et les gonzesses,

Je vais être bref sur la voiture, parce que. En Camargue, on s'est pris un batinse de gros pavé dans le pare-brise, juste au coin supérieur droit. Ça a fait une bonne étoile (ce char a bien besoin d'une bonne étoile, avec son karma à la con). Une heure après, on a eu droit à un oiseau kamikaze qui s'est jeté sur l'aile gauche de la bagnole. Quand je vous dis l'aile, c'est bien l'aile, parce que non seulement je n'ai pas pu l'éviter, mais au son de l'impact, je me suis dit "mais y est ben cave, lui..."

On ramène donc la voiture mercredi, avec un pare-brise pété, des grafignes sur le pare-choc arrière, souvenir de nos aventures dans les corniches, et un clutch qui sent drôle quand elle travaille trop fort. J'ai appelé Renault Assistance pour les en avertir. Paraît qu'il n'y a pas de soucis. Ah.

Mais la Camargue, c'est autre chose que des bestioles suicidaires (après notre départ, un troupeau de 47 taureaux a pris la poudre d'escampette on ne sait trop où) et des cailloux importuns. C'est un maudit beau pays. Vous avez du sel de mer de marque Baleine chez vous? Ou de la fleur de sel du Saulnier de Camargue? C'est d'ici que ça vient. Il faut voir ce coin de pays, vaste, plat et calme, où l'on appelle les lacs des étangs. On a dormi deux soirs à Albaron, une bourgade à peine plus longue qu'une rue, dans un hôtel appelé le Flamant Rose. Pour les deux nuits précédentes, on avait pas trop bien dormi dans un Formule 1 (dommage que je n'aie pas pris de photos de cet hôtel) c'est une expérience unique pour 36 euros, malgré que les murs sont en carton) et dans une jolie auberge de St-Rémy-de-Provence (où des voisins de chambre sont arrivés tard dans la nuit après avoir été victimes d'un accident de la route et ont décidé de contacter leur assureur drette là... dans le fond, on aurait fait pareil). En passant, St-Rémy, c'est triste en estifie. Moi aussi, je me serais coupé une oreille. Ça fait que quand on est arrivés à Albaron, qu'on a goûté à la quiétude des vastes plaines marécageuses, on s'est dit "oh, yeah". Le sommeil en buffet à volonté.

Je vous présente Yvan. C'est un âne qui fait des crises d'angoisses, particulièrement pendant la nuit. Au sortir de ses cauchemars, il se met à braire comme s'il n'y avait pas de lendemain. On a fait sa rencontre juste avant de quitter la Camargue pour rentrer au bercail. On a aussi eu droit à un bébé qui braillait de chaleur dans la chambre à côté, lors de la dernière nuit. Mettez-y une compresse, quelqu'un...

C'est une expérience paradoxale, la Camargue. C'est le bout de pays français qui ressemble le plus au nôtre (imaginez la Montérégie transformée en marais) et c'est en même temps un endroit complètement unique et dépaysant. Ça doit l'être encore plus pour le Français qui n'est pas habitué à cette "vastitude"... Le Parc ornithologique du Pont de Gau aide beaucoup à donner cette impression unique de la Camargue, avec ses centaines de flamants roses et d'oiseaux rares de toutes sortes. Allez-y tôt le matin ou en fin d'après-midi, parce que quand il fait chaud, il fait chaud. Tu sues à des places où tu pensais ne pas avoir de glandes.

Y a les salins, aussi. Les salins, ça joue des tours au cerveau, avec ses grands bassins d'eau rose (tiens, c'est là qu'ils se nourrissent, les flamants...) et ses tonnes et ses tonnes de sel, empilées ça et là sur le terrain étroit et probablement artificiel. On se croirait dans une autre dimension.

Au bout de la route du salin de Giraud, on a trouvé la plage avec le meilleur potentiel. La preuve en est qu'est est affublée d'un immense camping clandestin, jonché de centaines de roulottes avec des drapeaux pirates. On s'est dit que lors d'une prochaine visite, on irait se saucer là. Voyez, on est déjà en train de parler de la prochaine visite. C'est que notre retour arrive vite, quand même.


On ne vous a pas parlé d'Aix encore, on se réserve ça pour le prochain billet. À moins qu'Èze ne nous jette sur le cul demain, ça risque d'être le fait saillant de notre voyage. Mais je vous laisse, je dois aller m'assurer que Madame De Choux n'est pas en train de voler quelque chose.



Monsieur De Choux

1 commentaire:

Anonyme a dit…

On a reçu votre carte postale!! Merci!!!! Vous semblez faire un voyage extraordinaire vous 2. J'ai peu de temps pour vous lire, je regarde vos photos régulièrement. On se voit à votre retour!! Bisous xxx Catherine