Je vais laisser à Madame De Choux l'odieux de vous décrire l'endroit, ainsi que nos quartiers. Elle le fera un peu plus tard, Pour ma part, j'aimerais vous glisser un mot sur notre voyage en avion.
Je dois d'abord dire que, d'un point de vue strictement technique (potentiel de retard, de perte de bagages, de difficultés de correspondance), notre excursion ouvrait la porte à nombre de petits pépins. Ce ne fut pas le cas. Tout s'est très bien déroulé, même que ça s'est passé encore mieux que le meilleur scénario prévu. Nous avions 1h30 entre notre atterrissage à Paris et notre départ pour Nice (notre source principale de stress était là) et, nous sommes arrivés à la porte d'embarquement avec une heure d'avance.
Ok, nous avons eu droit, entre Montréal et Paris, à un vieux Boeing 747, sans écran individuel, avec peu de confort et d'espace, mais le service des agents de bord était ultra attentionné et courtois. Merci, Air France. (et tous ceux qui croyaient qu'on avait voyagé avec Air Canada de faire "aaaaaaaaaaaaaaaaaah, ooooooooooookkkkkkkkkkkkkkkk...")
Mon seul vrai bémol avec notre traversée est le suivant: les enfants. Est-ce qu'il y a une loi qui interdit d'administrer des calmants ou des somnifères à un enfant? De dire le gars qui n'a pas d'enfants et qui se récrierait probablement autant que nos lecteurs-parents à la vue d'une telle question, s'il en avait... Vous savez que le kid va mal voyager, vous le connaissez; il vous pique une crise quand vous dites non à tel achat, quand il veut pas manger votre chili, quand il ne veut pas aller se coucher... Alors pourquoi vous pensez que ça va mieux se passer quand vous lui dites qu'il va aller dans un autre pays à bord d'un immense oiseau volant? Qu'est-ce qui vous fait penser qu'il va passer tout le voyage, la tête dans le hublot, à faire des ohs et des ahs?
Il y avait quatre enfants de trois ans et moins dans notre section (dont un nourrisson tout potelé contre qui je n'ai rien à redire, il était tout mignon). L'une d'entre elle à piqué une crise à peu près à toutes les heures, dont une magistrale, dans ma face, parce qu'elle croyait avoir perdu sa mère pour toujours (elle se trouvait dans les toilettes, juste derrière moi). C'est elle qui m'a tiré du seul tout petit quinze minutes de sommeil que j'ai trouvé dans mon voyage. Elle hurlait comme c'était pas possible. Je ne sais plus trop à propos de quoi. J'ai failli partir à la recherche d'un prêtre pour l'exorciser.
Je ne suis pas en train de porter un jugement sur l'éducation de ces enfants, non. Je sais que ce n'est pas un travail de tout repos. Je ne dis pas non plus qu'il faut nécessairement leur faire avaler toute une bouteille de Nembutal avant de les faire embarquer. Je dis simplement qu'il y a moyen d'occuper les enfants, de les inviter à des moments plus relax. Mais bon, je sens que vous allez me lancer des tomates, alors je vais m'arrêter là pour ça.
Deux petites anecdotes pour terminer...
Je ne peux pas vous dire quelle est la couleur de l'uniforme d'un douanier français. Je n'en ai pas rencontré. à l'aéroport de Nice, il y a deux couloirs pour entrer en France. Le premier s'appelle "achats à déclarer", le second "rien à déclarer". J'ai pris le second, car, ben je n'avais rien à déclarer, coudonc. Je me suis dit, au pire, y aura un douanier pour me regarder d'un air suspicieux et me dire "vous êtes certain?". Même pas. Je suis entré en France plus facilement que chez moi, parce que chez moi, faut que je débarre la porte.
Finalement... Dans une boutique hors-taxes à Charles-de-Gaulle, en attendant notre embarquement pour Nice...
Monsieur De Choux: Namour, ça sent les vidanges...
Madame De Choux: Ça sent les fromages, chéri...
À plus,
Monsieur De Choux

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